Bibliothèque

Bibliothèque François-Mitterrand

  • Horaires habituels

    • Mardi : 15h - 18h
    • Mercredi : 10h - 12h / 15h - 18h
    • Jeudi : 15h - 18h
    • Vendredi : 15h - 18h
    • Samedi : 10h - 12h30 / 15h - 17h
  • Du 20 au31 août du mardi 20 au samedi 31 août 2019

    • Mardi : 15h - 18h
    • Mercredi : 10h - 12h
    • Jeudi : 15h - 18h
    • Vendredi : 15h - 18h
    • Samedi : 10h - 12h30

9 rue Jean Jaurès
38610 Gières

04.76.89.37.28

Fermetures annuelles
Du 5 au 19 août 2019 Le vendredi 1er novembre Du 25 au 1er janvier 2020

Ouvrira à 15:00

Accès
Bus 15 (arrêt place de la République) Bus 14 (arrêt Edelweiss) Tram B et C (arrêt gare de Gières) Parking en face et derrière la bibliothèque

Calendrier
« août 2019 »
Calendrier en jours du mois
lunmarmerjeuvensamdim
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311

Ré-ensauvageons la France (Gilbert Cochet)

note: 4Un livre à découvrir, un auteur à rencontrer Nicole H - 18 juillet 2019

Ce livre parle de la place qu’occupe aujourd’hui la nature sauvage dans notre vie sur le territoire de la France . Quelles sont les initiatives possibles pour encourager son retour ? Comment [...]

Open Bar - 1re tournée (Fabcaro)

note: 5Open bar Chantal - 17 juillet 2019

Fabcaro nous emmène encore une fois dans ce qu'il sait faire de mieux : nous faire rire de nous-mêmes.

Les mafieuses (Pascale DIETRICH)

note: 2Un polar féministe et grenoblois Nicole H - 18 juillet 2019

La mafia vue du côté des femmes : Leone, chef de la mafia grenobloise, meurt suite à une attaque cardiaque. Mais avant de mourir, il charge un tueur à gages [...]

Prendre en compte les enjeux environnementaux
en bibliothèque : Manon Le Guennec, conservatrice
à l’Université de Nanterre.

Intervention à la bibliothèque de Gières le 13 juin
dans le cadre des jeudis du livre de MEDIAT

 

Manon le Guennec a rédigé son mémoire de fin d’études sur les bibliotheques de lecture publique francaises et les enjeux environnementaux.

Définitions :

Ecologie : mouvement visant à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à sa protection.

Ecogeste : geste simple de la vie quotidienne pour protéger l’environnement.

Ecobilan : bilan pour évaluer l’impact environnemental d’un bien ou d’un service.

I) La protection de l’environnement au sein des politiques publiques :

1972 : Conférence de Stockholm qui donne lieu à une déclaration dans laquelle apparaît l’expression « Sommet de la Terre ».

Les Etats s’engagent à se retrouver tous les 10 ans.

Création du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), dépend de l’ONU

1979 : Première conférence sur le climat : Conférence de Genève. Un programme de recherche climatologique mondial est lancé.

1987 : Rapport Brundland qui représente un tournant et introduit la notion de développement durable. Il lie l’environnement aux problématiques sociales et sociétales.

1988 : Création du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Etude Climatologique).

1992 : Conférence de Rio. Elle s’appuie sur le rapport Brundland. Elle adopte la notion de développement durable comme fondement à l’action internationale. Chacun des 173 états doivent adopter une stratégie de développement durable. Plusieurs déclarations : Déclaration pour une coopération internationale pour le développement durable. Adoption de l’Agenda 21 et naissance des COP qui se réuniront pour la première fois à Berlin en 1995 (Conferences of the Parties) qui encouragent chaque pays participant à développer une stratégie environnementale nationale.

2012 : Sommet de la Terre de Rio +20. Bilan depuis 1992 et déclaration « L’avenir que nous voulons ». De nouveaux objectifs sont fixés d’ici à 2015 car la situation et le contexte ont changé : trois ans pour avoir une nouvelle stratégie internationale. Mobilisation importante de la société civile.

2015 :  Déclaration de l’IFLA à Lyon. Elle demande à intégrer l’accès à l’information dans la définition du développement durable.

Après trois ans de réflexion, mise en place de l’Agenda 2030 (c’est le cadre actuel de l’action pour le développement durable, adopté à New York.
Définition des ODD (17 Objectifs de Développement Durable dont 6 spécifiques à l’environnement).

La France a intégré les questions environnementales dès les années 1970.

D’abord la Loi littoral. Puis le Grenelle de l’environnement (nom choisi en référence aux accords de Grenelle de 1968) : entre septembre et décembre 2007.

Aujourd’hui plusieurs lois encadrent la protection de l’environnement :

- La loi de transition énergétique pour la croissance verte

- Le Plan Climat

Loi 2015-2020 : SNTEDD (Stratégie Nationale de Transition Ecologique vers un Développement Durable 2015-2020) en 9 axes dont l’axe 7 vise à éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique et le développement durable.

  • Axe 1 - Développer des territoires durables et résilients

  • Axe 2 - S’engager dans l’économie circulaire et sobre en carbone

  • Axe 3 - Prévenir et réduire les inégalités environnementales, sociales et territoriales

  • Axe 4 - Inventer de nouveaux modèles économiques et financiers

  • Axe 5 - Accompagner la mutation écologique des activités économiques
     

  • Axe 6 - Orienter la production de connaissances, la recherche et l’innovation vers la transition écologique

  • Axe 7 - Éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique et le développement durable (concerne particulièrement les bibliothèques)

  • Axe 8 - Mobiliser les acteurs à toutes les échelles

  • Axe 9 - Promouvoir le développement durable au niveau européen et international

Les collectivités territoriales ont des plans d’action inspirés de l’agenda 21 et de l’agenda 2030 + des actions propres.

Le Ministère de la culture et sa stratégie

Le Ministère de la Culture a son propre haut fonctionnaire dédié au développement durable (2003) : Monique Barbaroux.

La stratégie du ministère fournit un cadre, à l’horizon 2020, qui nous concerne encore davantage et comporte un volet social, un volet sociétal, un volet environnemental. Cela témoigne d’une appropriation de ces enjeux par le Ministère de la culture et de sa volonté de donner un élan en la matière.

 

II) Bibliothèques et enjeux environnementaux :

 

A) Impact environnemental des bibliothèques :

Les bibliothèques, de par leur mission même, favorisent le partage, le vivre ensemble par le prêt de livres. Cependant elles ont aussi un impact néfaste, comme toutes les activités tertiaires. Elles ont une empreinte écologique et un bilan carbone (consommation d’eau, chauffage, éclairage, climatisation…). Elles utilisent des produits chimiques et produisent des déchets = pollution propre aux administrations.

La BNF a notamment calculé son propre bilan carbone en 2007. Les plus gros axes de pollution sont : l’énergie (éclairage, chauffage, climatisation), notamment liée à la conservation des documents, déplacement des personnes, produits d’entretien ainsi que les déchets (papier, fournitures de bureau), couvertures des documents, technologie RFID…

Le problème se pose aussi pour les bibliothèques qui ont des fonds patrimoniaux . Et dans ce cas, lorsque l’on conçoit un bâtiment, il faut une vision fine des enjeux (c’est un problème très technique)

Ex : les Archives départementales du Nord (bâtiment HQE) ont développé des techniques de conservation des documents en économie d’énergie.

Par l’élargissement des horaires, les bibliothèques sont amenées à accroître leurs dépenses énergétiques.

L’impact environnemental des bibliothèques comprend plusieurs postes :

- le déplacement des personnes

- les produits d’entretien (plus ou moins néfastes, des critères les concernant peuvent être précisés dans les marchés) : il peut être intéressant, au moment de la définition des marchés, de faire entrer une clause dans le contrat qui spécifie l’utilisation de produits d’entretien éco-responsables.

- les déchets : la bibliothèque en tant que lieu de vie produit des déchets variés. On n’a pas toujours la main sur comment sont traités les déchets.

La chaîne du livre a un impact : les achats de livres qui génèrent des transports, la couverture des livres, l’impact technologique de la RFID (ses conséquences sur la santé et sur l’environnement sont encore mal connus), livres désherbés, papier recyclable, que fait-on des couvertures plastique et des puces RFID.

 

B) Rôle des bibliothèques (cf. axe 7) :

Éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique et le développement durable

Le public cible sont les plus jeunes, réels enjeux informationnels. D’autant plus que selon l’Observatoire de la Lecture Publique, les bibliothèques sont les partenaires privilégiés des écoles. Les bibliothèques sont de vrais centres de ressources qui, grâce à leurs ressources fiables et actualisées, peuvent jouer un rôle important dans ce domaine : éducation citoyenne, lutte contre les fakes news….

Cela peut rentrer dans le cadre de la bibliothèque citoyenne. L’environnement peut faire partie de cycles thématiques sur des sujets citoyens.

 

C) Comment diminuer l’ impact du bâtiment sur l’environnement ?

1) Nouvelles constructions :

les bibliothèques sont des bâtiments spécifiques qui sortent des contraintes des bâtiments publics qui sont soumis à de nombreuses normes.

Il existe un livre sur les bibliothèques HQE aux Presses de l’ENSSIB : Les bibliothèques « haute qualité environnementale » de Fanny Chain

Exs : la première bibliothèque HGE en France, Mouans Sartoux

De nombreuses réalisations ont eu lieu depuis.

- Médiathèque Alpha à Angoulême (ouverture en 2015) : elle répond aux 4 cibles HQE (utilisation de la géothermie, gestion de l’énergie, confort hygrothermique, confort acoustique)

- Médiathèque de Frontignan (ouverture en 2015) : trois certifications HQE, label basse consommation BBC Effinergie, reconnaissance niveau or en conception et réalisation BDM (bâtiments durables méditerranéens).

Ce type de construction envoie un message fort vis-à-vis de l’engagement de la collectivité.

2) Des bibliothèques dans des bâtiments réhabilités  ou rénovés

Impératifs de conservation patrimoniale et de moins construire (bibliothèque de seconde main).

Exemples :

- La Courneuve : usines mécaniques transformées (2015).

- Bibliothèque des capucins à Brest (anciennes usines navales)

- Bibliothèque Oscar Niemeyer au Havre

- Bibliothèque de Moulins (2013), optimiser les coûts d’énergie.

  • Label BBC rénovation(Bâtiment Basse Consommation)

  • géothermie

  • Le suivi des dépenses énergétiques a montré que plus de 50 % de dépenses énergétiques étaient économisées depuis la rénovation.)

     

D) Les écogestes en bibliothèque

Etre plus écoresponsable dans sa navigation web

  • Mails : limiter les destinataires/renvoyer vers un emplacement sur le serveur plutôt que de joindre un document, classer et supprimer régulièrement, stocker en local.

  • Navigation Web : aller directement sur un site sans passer par le moteur de recherche/utiliser les flèches précédent/suivant, fermer les onglets inutiles.

    25 % des émissions de gaz à effets de serre seraient émises par les data center et 47 % de cela serait généré par l’utilisation des consommateurs.

    Etre plus écoresponsable au travail

  • Papier : limiter l’utilisation, impression R/V, réutilisation, recyclage

  • Déplacements : limiter les déplacements (video-conférence), trajets domicile-travail en transports doux.

  • Déchets : utiliser mug, vaisselle réutilisable, trier, composter (Ex : bibliothèque Yourcenar à Paris)

  • Energie : mettre les ordinateurs en veille quand non utilisés, éclairage basse consommation, éteindre les lumières

  • Cycle de vie du livre : réduire les livraisons, favoriser les livraisons à faible impact environnemental, repenser l’équipement des documents, désherbage ⇒ deuxième vie.
    Ex : renoncer à la couverture plastique pour certains ouvrages, couverture biodégradable, compostable, dons des livres à des associations…

  • mobiliser les équipes : informer (diffuser des documents sur les enjeux environnementaux, rédaction de guides de bonnes pratiques), susciter la discussion (ateliers/formations), intégrer des pratiques écoresponsables dans un projet d’établissement, intégrer les actions de la bibliothèque dans un projet plus vaste.
     

    Ex : Bibliothèque Marguerite Duras, Paris XVème : fait partie du pôle développement durable des bibliothèques de la ville de Paris

     

Pour aller plus loin : blog de la Canopée à Paris https://bibliothequecanopee.wordpress.com/

 

E) Informer et sensibiliser les publics

Mise en place d’un fonds documentaire sur l’environnement

ex : BNF centre de ressources et d’informations sur le développement durable : 4000 ouvrages, 18 titres dé périodiques, cotation Dewey adaptée (dans le développement durable,ventilation des disciplines, ex : sciences po appliqué à l’écologie) , portail Libguides https://bnf.libguides.com/developpementdurable

ex : Bibliothèque Yourcenar : fonds écologie : fonds, bibliographies en lien avec des animations, fonds adulte et également un fonds jeunesse sur l’environnement.

Une répartition par grands domaines : altermondialisme, construction écologique...

ex : bibliothèque Canopée : quatre domaines : environnement, jardinage, mode de vie, société.

 

F) Accueillir une grainothèque 

carte open street map des grainothèques :
http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/carte-des-grainotheques_5922#6/45.429/2.659

Développement des grainothèques en réaction à la privation des semences par l’industrie agrochimique (les semences non reproductibles créent un marché captif , elles ont remplacé progressivement les semences traditionnelles qui sont plus diversifiées et mieux adaptées aux lieux où elles se trouvent.

  • échange de graines

  • pourquoi en bibliothèque ? Pour compléter des collections, créer du lien social, sensibiliser les publics à la question de la biodiversité, participer aux communs et à leur préservation

  • comment faire ? En partenariat avec une association (Graines de Troc, Kokopelli), installation, animations (ex : comment récupère-t-on des graines?)

  • Il faut faire vivre la grainothèque, cela demande un investissement important du personnel, il faut organiser des événements autour (participer aux marchés aux plantes, grainothèque portative pour actions hors les murs)

 

G) Intégrer les enjeux environnementaux à sa programmation culturelle 

  • exposition (BDP, Ministère...), conférence, projection, débats

  • thématique : alimentation, déchets, biodiversité

  • jardins pédagogiques

Nouer des partenariats sur des sujets non maîtrisés :

  • avec d’autres services de la collectivités : espaces verts par exemple

  • avec le milieu associatif, des acteurs de l’ESC (économie sociale et solidaire), des maisons de l’environnement

  • avec les publics : comprendre les besoins et centres d’intérêt. Ex : les rendez-vous 4C, Champs Libres à Rennes https://www.leschampslibres.fr/agenda/les-rendez-vous-4c/ , beaucoup d’ateliers proposés sont sur des sujets en lien avec l’environnement. Ex : plateforme d’échange d’usages : échange de savoirs par l’intermédiaire d’un forum sur le portail de la bibliothèque.

  • La bibliothèque de Gerlan à Lyon pour son ouverture a travaillé en partenariat avec La ville sauvage et fait de l’art street végétal

  • Le réseau d’échanges de savoirs de la bibliothèque de Languidic (Morbihan) : remontée des problématiques qui intéressent les usagers, les enjeux environnementaux sont arrivés en priorité.

 

H) Communiquer autour de ces enjeux

L’IFLA attribue chaque année un prix ENSULIB (Environnemental Sustainability and Libraries Interest group) aux bibliothèques « vertes».

Commission advocacy de l’ABF. Son but : mettre à disposition un lien virtuel où il est possible de mettre en valeur les actions des bibliothèques.
Faire de l’advocacy signifie militer en faveur de quelque chose.

Voir le mémoire intégral de Manon Leguénnec sur le site de l’ENSSIB à l’adresse suivante :

https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notices/68275-bibliotheques-et-ecologie-les-bibliotheques-de-lecture-publique-francaises-et-les-enjeux-environnementaux

Présentation de la MNEI (Maison de la Nature et de l’Environnement de Grenoble)
par Zoé Lacornerie, responsable de sa médiathèque

La MNEI accueille de nombreuses associations qui mutualisent certains services. Jardins de plantes sauvages, abris à vélo, composteur, boîte à livres (échanges de livres), accueil d’une AMAP. Collection de la bibliothèque sur l’environnement et l’écologie (environ 12000 documents , ont aussi des jeux, des BD, une section jeunesse, des ressources en ligne), Catalogue relié à celui des BM de Grenoble. Ont une expothèque (une vingtaine d’expositions achetées ou créées par des associations). Possibilité de déplacement pour des animations. Organisent des semaines thématiques, des sélections d’ouvrages. Association : budget propre + subventions. Grainothèque (mise en place avec Gentiana). Projet Sème sauvage.

Partager "Des livres nature et environnement pour s'informer pendant tout l'été" sur facebookPartager "Des livres nature et environnement pour s'informer pendant tout l'été" sur twitterLien permanent
RetourHaut